Scorch

Pour écouter leurs musiques cliquez sur le logo en dessous :

Genre : Metalcore

Date de formation : 1996

Pays : France

Biographie de SCORCH

Scorch existe depuis 1996, de nombreux changement de line-up et avec 3 démos en poche le groupe sort en 2003 sont premier véritable CD (Silence) enregistré au studio des forces mortrices à Genéve par David Weber, déjà responsable du son de Lofofora, Tripod, Lunatic Age, ...) et masterisé à Greenwood Studio (Nunningen) par Glenn Miller (Pantera, Lofofora, ...).
Scorch navigue entre néo métal et métal, loins des son néo jumpisant de la nowhere Scorch donne dans quelques chose de plus brute et sincére.
En live le groupe après de nombreux concerts à trouvé ses marques et nous fait exploser ses textes et mélodies avec brio, un groupe à suivre car cela ne fait que commencer...

 

 

 

 

Voilà déjà un bon moment que Scorch vient régulièrement squatter les pages de Metalorgie, et pas du genre squatteur chiant qu'on a envie de déboulonner à coup de pieds, non celui qu'on accueil avec plaisir à chaque fois. Après un EP permettant au groupe de présenter un line up stable, le groupe nous revient avec A Genoux, leur second album composé de 13 titres.

Musicalement le groupe n'a jamais cherché à coller aux effets de mode et trace sa route sans se poser de question, et bien entendu ces nouveaux titres continuent dans la lignée des précédents. Mais l'évolution n'est pas absente, ceux ayant trouvé le maxi un peu trop rentre dedans et brutal devrait ici retrouver leurs marques. Scorch nous propose donc son métal hardcore (attention pas métalcore du tout) / fusion / néo / ... avec de gros efforts sur les structures (souvent syncopées et relativement atypiques) et ici de sympathiques parties mélodiques venant renforcer les passages plus rentre dedans.
Le chant, particulier, s'affine, et les paroles resteront intelligibles même dans les passages les plus gueulards. Niveau paroles comme à son habitude le groupe reste engagé, mais ici une nouvelle dimension apparaît avec des réflexion sur le fait d'être engagé, de vouloir que les choses changent  tout en continuant sa vie et ses impératifs (provoquant souvent un basculement vers une passivité face à ce qui nous révoltait quelques années plus tôt).
A Genoux est un album varié, portant la marque de fabrique Scorch mais avec des titres addictifs et ne se répétant pas. Par contre aucun morceau viendra placer sa tête au dessus de la mêlé, les titres sont bons mais aucun ne viendra véritablement s'imposer en « hit ». L'album s'écoute donc dans son ensemble, on retiendra certains plans, certaines mélodies mais pas un cas particulier, un album homogène donc (même si c'est peut être aussi un peu son défaut, un manque de titre accrocheur et donc de relief).

Scorch nous propose donc un album cohérent, des titres soignés (qui devrait faire plaisir aux oreilles des musiciens, sans se transformer en branlette de musiciens), des textes intelligents. Certainement le meilleur album du groupe, à découvrir ou redécouvrir.

 

 

 

 

Nouveau maxi qui semble être comme un témoignage d’un long périlleux chemin, mais toujours aussi passionnel… Niveau line up, le groupe a joué de malchance, et c’est peu dire … Après une période des plus laborieuse, Julien (batterie) et Laurent (basse) intègreront la formation. Qui dit reformation, forcément implique de tout (ou presque) reprendre à zéro… L’album « silence » sort, malgré le line up en pleine mutation. Laurent n’avait pu enregistrer sur Silence vu qu’il était trop ‘neuf’, à l’époque c’était le bassiste d’Eyeless qui était au jus, … et Julien venait à peine de prendre le bateau en marche. Le son y était très particulièrement torturé et mélodieux, un résultat assez étonnant en somme pour une formation qui n’avait pas forcément pris ses marques.
Après l’écoute de ce nouveau maxi, on note nettement la cohésion de ce nouveau Scorch ; « silence » parait alors tellement différent ! Le groupe a su caler ici, plus confortablement son style, c’est indéniable. Mais cette transformation entre « silence » et ce « maxi » est probablement du aussi au départ de Valérian (guitariste) remplacé par Baptiste (guitariste de Nexdex Dub’on). Valérian était un des piliers de Scorch, son départ affaiblira le groupe quelque temps… Mais la détermination et le charisme de Sylvain (chant), le seul vétéran des débuts du groupe, et la nouvelle énergie insufflée par le line up tout frais donneront un souffle quasi inespéré à un nouveau Scorch.

Avec ce maxi, nous voilà donc face à un line up neuf et stable. Et la naissance de ce maxi semble être en quelque sorte comme un « avant goût » du nouveau cru. Deux ans à peine après l’album « Silence », et le groupe a tellement changé. Ils avaient peut être tout simplement envie de remettre les pendules à l’heure, et de faire profiter de leurs nouvelles compos. Probablement pas assez d’argent, pour concocter un second album tout de suite, et surtout pas envie de le faire à l’arrache, … L’option du maxi permet de couper la poire en deux. Le groupe nous propose leurs nouvelles orientations, sans pour autant aller trop vite, et sans pour autant gâcher leur réalisation. Et puis les dates qui s’enchaînent ne laissent pas trop non plus de temps à la composition. 

Alors, au juste ce nouveau Scorch c’est quoi ? L’aspect global reste dans une veine d’un métal hardcore torturé, avec des structures atypiques. Ceci dit, les enchaînements semblent être moins fracassants qu’auparavant, et les univers différents flirtent ensemble avec peut être moins d’accrochages, le tout s’emmêlent plus habilement. L’écoute est plus fluide, et moins alambiquée. Il semblerait que les bougres aient choisi la carte de la sobriété, et de l’efficacité. Les univers eux, ne se s’essoufflent pas, on découvre des mélanges assez arrogants teintés « stoner » (l’intro de En équilibre), ou plutôt hardcore (noir et blanc), mais aussi atmosphériques appuyé par une guitare inspirée probablement d’univers à la Mike Patton, ou Tool, ou même probablement inspiré par Ezekiel (même si au fond, ça n’a absolument rien à voir avec tout ça…). Le rendu est quelque fois brutal, d’autres fois plus dansant, mais au fond, dans toutes leurs variantes, ils savent garder une teinte qui, indéniablement leur est propre. On notera aussi la présence au mixage de Glenn Miller, qui donne à la production un son sans fioriture. C’est brut, chiadé, certes mais peut être manque t-il un peu de piment au tout ? L’écoute est assez pertinente mais on reste cependant un peu sur sa faim, car on aimerait entendre le tout avec un son plus ‘profond’.

Du côté des textes très clairement, Sylvain nous propose là, des paroles bien plus revendicatrices que sur Silence. Ceci dit, rien de moralisateur, non, juste un constat bien amer de ce qui nous entoure. C’est assez pertinent, souvent inspiré de dogmes sur la nature et la nature humaine. Le tout est très ‘poétique’. Les mots jouent, pas du tout évident surtout dans notre chère langue française. Je trouve assez périlleux ce genre d’exercice, et assez courageux de garder ce chant complètement atypique tantôt très criard, tantôt très ‘récité’, qui peut a prime abord rebuter. Mais c’est aussi ça Scorch, aucune envie de faire des concessions pour plaire à qui que ce soit. Ils font ce qu’ils ont dans les tripes point barre. Tout comme le son en général, le chant quelque fois semble être bien ‘seul’ au milieu de ce son. Je regrette un manque de cœurs, car avec un tel outil vocal, je suis certaine, que les envolées pourraient être décuplées.

A la fin de ce maxi, on notera la présence de deux remixes complètements différents! Remix de Machine par Frizman très électro hardcore et remix de L'oeil par Plume qui est très … heu … étrange !!! Deux univers très différents, où le groupe aime à s’auto parodier. Comme quoi … ils aiment s’amuser les bougres.

Et pour finir, la petite cerise sur le gâteau, le digipack aux teintes empourprées. Une réalisation superbement accomplie par Pierre Gilles de  LK Design  (lkdesign.org) avec des images d’ Andy Metal (andymetal.com)qui a eu le plaisir de photographier kati Rudlova  (katirudlova.com) habillée seulement d’un masque à gaz, a moitié mutilée, dans une cuisine, ou dans une baignoire. Une petite merveille !

On attend donc la prochaine galette avec impatiente, mais en attendant, on imagine en écoutant ces quelques morceaux …

 

 

 

 

Voici venu le temps de la sortie de Scorch (et non des rires et des chants, quoi que), cela fait déjà un an que le CD tourne avec régularité dans ma chaîne Hi-Fi (et oui chroniqueur ça a du bon), le groupe ayant eut des difficultés à sortir son CD mais peu importe il est là et je vais enfin pouvoir en parler.
On démarre avec Pictures, seul morceau en anglais du CD, et dés les premières notes ont sait qu’on affaire à un groupe quelque peu différent de ce qui se fait en ce moment, le chant tout d’abord, vraiment particulier, guttural, criard, braillard, mélodique mais avec un timbre spécial que certains n’aimeront pas mais que personnellement je trouve fort rafraîchissant. Au niveau musical on donne dans un mix néo et métal avec quelques touches hardcores ; mais sur chaque morceau le groupe dégote une mélodie bien particulière, des riffs qui tranquillement vous rentre dans la tête pour difficilement en sortir.
Les fans de la première heures reconnaîtront deux morceaux de leur démo précédent : Machine et L’œil. L’évolution du groupe est flagrante, le groupe a muri, la musique devient plus posée pour en faire ressortir l’agressivité quand il le faut ; L’œil et sa mélodie syncopée et des touches aérienne grâce à un duo basse / guitare tout simplement sublime. Les paroles de L’œil au premier abord pourrait sembler quelque peu légères mais en se plongeant plus avant dans le livret on remarquera que le groupe soigne également les textes, et la maturité musicale se traduit aussi par les textes, les nouveaux morceaux semble en effet plus recherché de ce coté.
Mais à la plage 6 je trouve enfin un morceau qui va venir détrôner l’œil dans mes oreilles : 51006500, Sebastien de Lunatic Age et Pierre Gilles de Life Kit viennent agrémenter de leur talent un morceau sublime, Sebastien au chant et Pierre Gilles au violon accompagnent Scorch pour un morceau voluptueux mêlant douceur représenté par les deux invités et fureur avec Scorch.
Silence semble un titre mal approprié vu le nombre de fois où le CD risque de tourner dans votre platine, Scorch sort un premier album fort réussi, certes on pourra reprocher quelques erreurs de jeunesses, le groupe cherchant parfois à vouloir en faire trop mais qui s’en plaindra ? Pas moi en tout cas. Le groupe a mûri et on ne peut qu’espérer qu’il continu dans ce sens, un album à découvrir…

 

 

 

 

Leur 3éme démo ,datant de juillet 2000, ne contient malheureusement que 2 titres plus un remix, la première écoute nous surprend par un son beaucoup plus net que le live, surtout au niveau du chant. Un 1er titre Machine de plus de 5 minutes aux sons apocalyptiques pour nous rappeler "ce foutu vacarme qui nous martèle le crâne" des machines qui nous dominent, et Scorch c'est ça, un foutu vacarme qui nous martèle le crâne pour nous y faire entrer les paroles sans concessions, tantôt hurlées, tantôt virevoltantes. Le son surprend, surtout au niveau de la batterie que les productions américaines nous ont habitué à écouter plutôt lourde et qui est ici très clair. Viens la 2éme piste L'œil encore plus longue que la précédente et quel délice! Niveau paroles, les textes sont très personnels, chose peu courante pour un groupe français, et rajoutent de l'émotion que peuvent avoir un KoRn ou un Deftones même si sur le plan musical ce n'est pas comparable. Avec un chant plus mélodique et un rythme beaucoup plus lent que le titre précédent, Scorch nous montre qu'ils ne s'enferment pas dans un style et qu'ils sont capables d'innover. D'ailleurs, difficile de rapprocher Scorch d'un style ou d'un groupe existant, le seul qui me vient à l'esprit est Tripod pour le son mais la comparaison s'arrête là. Sur la pochette, on peut lire " 1er album été 2001 " , espérons que cela se produira et vivement cette été!

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